| Au moment des faits, Charlotte Corday avait vingt deux ans. Selon une de ses amies, tout son corps révélait un mélange de fierté et de douceur ineffable. “Jamais, on ne vit un regard plus angélique et plus pur et un sourire plus attrayant.” Marie Anne Charlotte de Corday d’Armont est née le 27 juillet 1768 à Saint Saturnin des Lignerits dans le sud du Pays d’Auge. Son père Jacques, François de Corday, seigneur d’Armont, bien que de très ancienne noblesse vivait modestement. A l’âge de huit ans, la petite Charlotte est placée chez son oncle, l’abbé de Corday, curé de Vicques. Quelques mois plus tard, la famille de Corday s’installera à Caen et y habitera jusqu’au décés de la mère de Charlotte, en 1782. Cette même année, Charlotte de Corday devient pensionnaire de l’illustre abbaye de la Trinité de Caen. En 1791, elle dût quitter l’abbaye aux Dames et demander l’hospitalité à sa tante madame de Bretteville-Gourville qui habitait, rue Saint Jean à Caen. Privée de tendresse familiale, elle chercha dans ses lecture un monde plus chaleureux. Elle lut plus particulièrement les auteurs classiques. Elle dévorait également les journaux de son époque et les publications des Girondins (bourgeois républicains et libéraux, partisans de la liberté économique). Elle ne fut néanmoins jamais acquise à leur cause et se déclarait elle-même républicaine avant la “terreur”. Aussi pour mettre fin à cette boucherie, elle décidera d’éliminer physiquement son instigateur, Jean-Paul Marat. Le 13 juillet 1793, elle mit son projet à exécution. Elle poignarda le fondateur de “L’Ami du Peuple” à son domicile parisien. Trois jours plus tard, elle montait sur l’échafaud. |
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire